PROBLEMATIQUE DE LA DISSERTATION: LA METHODE SIMPLE

PROBLEMATIQUE DE LA DISSERTATION: LA METHODE SIMPLE. C’est presque toujours le même scénario : le bac blanc approche, tu as “révisé”, tu as lu des fiches… mais au moment de faire une dissertation, tu bloques dès le départ. Pas sur les idées, pas sur l’écriture : sur la problématique.

D’ailleurs, c’est tout à fait normal. La problématique, c’est la pièce maîtresse : si elle est floue, ton plan devient vague, tes paragraphes partent dans tous les sens, et tu perds des points sans comprendre pourquoi.

Dans cette fiche, tu vas apprendre à formuler une problématique comme au bac de français, de façon simple, rapide et reproductible.
Tu trouveras :

  • Premièrement, une méthode pas à pas,
  • Deuxièmement, des modèles de problématiques (prêts à adapter),
  • Troisièmement, les erreurs fréquentes (qui font chuter les notes),
  • Et quatrièmement, un mini-entraînement “spécial bac blanc”.
On voit comme il est difficile de trouver la méthode simple pour trouver la problématique de la dissertation.

1) Qu’est-ce qu’une problématique (en dissertation) ?

D’abord, rappelons ce qu’une problématique, n’est pas :

  • une phrase compliquée,
  • une “question philosophique”,
  • une reformulation du sujet avec des mots plus savants.

Ensuite, la problématique sert à 3 choses :

  1. D’une part, elle donne une direction (tu sais où tu vas)
  2. D’autre part, elle permet de construire le plan (les parties sont des réponses)
  3. Enfin , elle nous éviter le hors-sujet (tu restes dans la consigne)

Le test le plus simple

Si tu peux dire :

… alors tu as une problématique qui “tient la route”.


2) Pourquoi les élèves bloquent ?

C’est parce qu’ils ont deux contraintes en même temps que les élèves bloquent :

  • Certes, il faut aller vite (bac blanc proche),
  • Mais en plus la dissertation demande une structure rigoureuse.

Or, beaucoup d’élèves font l’une de ces erreurs :

  • Certains cherchent un plan avant de chercher une problématique,
  • D’autres confondent “thème” et “question”,
  • D’autres encore écrivent une pseudo-question trop vague (“Que penser de… ?”).

Résultat : plan ratéé, arguments vagues, et impression de “parler autour”.


3) 4 étapes pour trouver une problématique

Étape 1 — Surligner la consigne et les mots-clés

Sur un sujet de dissertation, repère :

  • D’abord, la formulation de l’interrogation : dans quelle mesure / peut-on / en quoi / faut-il
  • Ensuite, les notions clés : désir, liberté, poésie, théâtre, convaincre, émouvoir…
  • Enfin, les termes qui nuancent, relativisent : toujours, parfois, uniquement, à la fois…

Ce travail préalable est fondamental, d’une part, parce qu’il te met à l’abri du hors sujet mais aussi parce que ces mots contiennent déjà le raisonnement.

Étape 2 — Reformuler le sujet en le simplifiant

Pour effectuer ce petit travail de reformulation, écris par exemple une phrase du type :

Prenons un exemple pour illustrer notre démarche :

Cette reformulation est ton garde-fou contre le hors-sujet.

Étape 3 — Trouver la tension

En effet, dans un sujet de dissertation, nous observons presque toujours:

  • un paradoxe (“à la fois… et…”)
  • une limite (“dans quelle mesure”)
  • une contradiction (“liberté” vs “contraintes”)
  • une ambivalence (plaisir / souffrance)

Tu matérialises cette tension en une formulation simple, du type :

Étape 4 — Transformer en question de type problématique

Ensuite, tu formules une question :

  • claire,
  • nuancée,
  • et qui appelle un plan.

4) Les 6 modèles de problématiques (prêts à copier)

Modèle 1 — “Dans quelle mesure”

Dans quelle mesure … (affirmation du sujet) … et quelles limites / conditions … ?

Modèle 2 — “Comment… tout en…”

Comment … (effet 1) … tout en … (effet 2) … ?

Modèle 3 — “En quoi… révèle…”

En quoi … (œuvre/genre) … permet-il de … (enjeu) … et que révèle cette démarche … ?

Modèle 4 — “Peut-on vraiment…”

Peut-on vraiment … ? Et dans quelles conditions / jusqu’où … ?

Modèle 5 — “Pourquoi… ”

Pourquoi … (procédé/choix) … et quel effet cela produit-il sur … ?

Modèle 6 — “Ambivalence”

Comment … peut-il être à la fois … et …, et que nous apprend cette ambivalence … ?


5) Exemples concrets (pour t’entraîner)

Exemple A

Sujet : “Dans quelle mesure une œuvre montre-t-elle que le désir est à la fois une force de création et une force de destruction ?”

Problématiques possibles :

  1. Comment le désir peut-il être à la fois moteur d’élan et principe d’épuisement, et que révèle cette contradiction sur la condition humaine ?
  2. Dans quelle mesure le désir transforme-t-il la vie d’un personnage en puissance d’action, tout en le conduisant vers sa perte ?
  3. Pourquoi le désir apparaît-il comme une énergie vitale, et comment devient-il une mécanique destructrice ?

➡️ Tu vois : on ne demande pas “est-ce bien ou mal”. On demande comment ça fonctionne et ce que ça révèle.

Exemple B (plus général)

Sujet : “La littérature doit-elle surtout divertir ?”

Problématique type bac :

Dans quelle mesure la littérature divertit-elle le lecteur, et comment ce divertissement peut-il aussi servir une réflexion ou une critique ?

➡️ Cette problématique ouvre naturellement un plan :
divertir / instruire-critique / dépasser (divertissement comme stratégie).


6) Les 5 erreurs qui font chuter la note (et comment les corriger)

Erreur 1 — “Que penser de… ?”

Trop vague. Tu peux parler de tout.

✅ Corriger :

“Dans quelle mesure… ?”, “Comment… ?”, “En quoi… ?”

Erreur 2 — Problématique = sujet recopié

Tu ne crées pas de tension.

✅ Corriger :
Ajoute une limite ou une contradiction :

“… et quelles limites ?”, “… tout en … ?”

Erreur 3 — Question fermée (oui/non)

Tu te bloques car tu ne te permets pas de répondre de manière développée et nuancée autour de trois axes.

✅ Corriger :
Utilise “dans quelle mesure” ou “comment” → plan possible.

Erreur 4 — Trop abstrait

Tu pars en débat général, tu oublies l’œuvre.

✅ Corriger :
Ancre dans l’œuvre/genre :

“Comment le roman met-il en scène… ?”

Erreur 5 — Problématique trop longue

On ne comprend plus.

✅ Corriger :
Une bonne problématique = une phrase, lisible d’un coup.


7) La méthode “express bac blanc” (10 minutes)

Quand tu es pressé :

  1. Reformule le sujet en une phrase
  2. Écris : “d’un côté… mais de l’autre…”
  3. Transforme en question avec “dans quelle mesure”
  4. Test : “je peux répondre en 2 ou 3 parties ?”

✅ Si oui → tu as ta problématique.


Conclusion

Finalement, progresser en dissertation ne passe pas d’abord par “avoir plus d’idées”. Au contraire, nous constatons que cela passe par une bonne question directrice : une problématique claire, nuancée, qui appelle un plan.

Si tu maîtrises cette étape, tu as déjà gagné une grosse partie du combat.

Pour aller plus loin : tu peux retrouver toutes les étapes de la dissertation dans notre guide (ICI)

FAQ PROBLEMATIQUE DE LA DISSERTATION : METHODE SIMPLE

Combien de problématiques faut-il proposer au brouillon ?


2 ou 3, puis tu choisis la plus claire (celle qui ouvre un plan).

Peut-on mettre une problématique sous forme de phrase affirmatrice ?


Oui, mais c’est plus risqué : la forme interrogative est la plus “bac-compatible”.

Et si je n’ai pas d’exemples ?


Ta problématique doit rester ancrée dans l’œuvre/genre étudié : reviens au fil rouge vu en cours, même avec 2 scènes seulement.

Problématique de dissertation : la méthode simple POUR ALLER PLUS LOIN:

-Introduction de la dissertation

Méthode complète de la dissertation

-Un exemple de dissertation sur La Peau de chagrin

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.