LES FIGURES DE STYLE

Les Figures de style apparaissent à travers l'image de l'ampoule.L'ampoule est dessinée sur un tableau à craie.

Repérer les Figures de style n’est pas toujours évident!Comment repérer les  Figures de style?En existe-t-il beaucoup?Nous allons essayer de t’aider à les repérer, à  comprendre leur fonctionnement pour les utiliser dans tes commentaires ou lectures analytiques.

Il existe de très nombreuses Figures de style. Il y a des dictionnaires pour les répertorier et les expliquer. Pour effectuer un commentaire, tu dois connaître un certain nombre de ces figures de rhétorique.
Tout d’abord, les différentes sortes de figures de style peuvent être classées selon les groupes suivants : les figures de rapprochement ou de substitution, les figures d’opposition d’exagération et d’atténuation.

1)La comparaison

Tout d’abord la comparaison permet de rapprocher deux objets en mettant en évidence au moins l’un de leurs points communs. Elle repose sur trois éléments : le comparé, le comparant et l’outil de comparaison. (comme, tel, pareil à …) Elle permet de souligner des similitudes parfois surprenantes.
Un exemple de comparaison :Tel un dieu, sa beauté rayonnait aux yeux de toutes. (le héros est comparé à un dieu. L’élément de comparaison est “tel”. Le point commun au héros et au dieu est la beauté.) Dans ce cas, le personnage est valorisé pour ses caractéristiques physiques dignes des dieux de l’Olympe.

2)la métaphore

C’est une forme de comparaison implicite, elle ne comprend pas d’outil de comparaison. Parfois même l’élément commun est sous-entendu. Elle permet également à travers la confrontation de deux images, deux objets de traduire visuellement des analogies.
Un exemple de métaphore : Le héros, véritable dieu, rayonnait de beauté aux yeux de toutes. (On le voit, l’attention est nécessaire car la comparaison n’est pas explicite. C’est grâce à ta lecture attentive que tu peux rétablir les liens logiques de ce rapprochement.)

3)la personnification

La personnification consiste à représenter un animal sous les traits humains d’une personne. Comme on attribue des caractéristiques humaines à un être vivant (non humain), on parle de personnification. Elle est utilisée par La Fontaine notamment lorsqu’il fait parler les animaux, leur attribue un rôle social etc.
Exemple de personnification : “Des palais romains le front audacieux” (Du Bellay) (Les palais sont ici dotés d’humanité, ce qui leur donne une plus vitalité alors qu’il s’agit d’une construction.)

4)L’animalisation

Contrairement à la personnalisation, l’animalisation  attribue donc des attributs animaux à un humain pour montrer par exemple  son manque d’empathie, sa brutalité…
Ex d’animalisation: “Entre les grosses racines des arbres, la terre était éclatée, meuble comme si les racines la labouraient de l’intérieur en s’enfonçant profondément dedans. J’y ai fourré mon nez.” (Marie Darrieussecq) ( la protagoniste se transforme en truie, elle acquiert peu à peu les mêmes caractéristiques que l’animal.)

5)L’allégorie

L’allégorie représente à travers des images une idée abstraite rendue vivante.On reconnait souvent l’allégorie à l’usage d’une majuscule à l’initiale d’un nome commun  (qui traditionnellement ne prend pas de majuscules)
Ainsi, on pense souvent à la mort représentée en faucheuse.
Exemple d’allégorie :”la Nature est un temple où de vivants piliers …” (Baudelaire) L’allégorie tend à rendre la nature plus abstraite, elle est ici objet de culte, mystique.

6)La métonymie

La métonymie permet de comparer un objet à   un autre objet. Toutefois cette opération de rapprochement repose sur un lien logique. Ce lien logique peut être de diverses natures :

7)La synecdoque

La synecdoque est une figure très similaire à la métonymie. Car les deux figures de style indiquent un rapport d’inclusion. Or dans la synecdoque le rapport est plus étroit entre les deux termes.
Ex de synecdoque: “ni les voiles au loin descendant vers Harfleur” (Maupassant) . (En fait il s’agit du bateau et non de la voile). Il y a dans la synecdoque un rapport de partie pour le tout. (une partie de l’objet renvoie à l’objet tout entier)

8)La périphrase

La périphrase remplace le mot exact par un groupe de mots, un groupe nominal. Elle permet de mettre en évidence une particularité de créer un effet d’attente.
Exemple : Les habitants de la France (périphrase pour désigner les Parisiens).

9)L’antithèse

L’antithèse rapproche deux mots ou deux expressions dans un texte poétique ou argumentatif. C’est un procédé qui permet de mettre en valeur deux alternatives ou un contraste.
Ex: “Lui naguère si beau qu’il est comique et laid” (Baudelaire) (les deux termes s’opposent et renvoient à deux états distincts de l’albatros. Il est beau en vol mais ridicule au sol.)

10) L’oxymore

L’oxymore oppose aussi deux mots mais ils se trouvent pris dans un lien grammatical. (donc côte à côte dans la phrase) Par ailleurs, la confrontation de ces deux termes opposés crée une image surprenante et enfreint un nouveau rapport à la réalité.
Ex: “cette obscure clarté qui tombe des étoiles” (Corneille) (“obscure” est l’adjectif qui qualifie clarté)

11)L’antiphrase

L’antiphrase est en fait une figure de style caractéristique du registre ironique. Ainsi, elle consiste à dire délibérément le contraire de ce que l’on pense pour mettre à distance une idée, dénoncer quelqu’un.
Exemple: “Mais bien sûr! Ne te gêne donc pas!” (réponse à une attitude déplacée). Le ton sur lequel est prononcée la phrase ou le contexte sont importants.

12) L’hyperbole

Puis l’hyperbole est une exagération volontaire. Elle sert à amplifier une idée un sentiment une idée… Elle est courante au théâtre ou en poésie.
Exemple: “Mille mercis!” (c’est une exagération, elle met en avant la gratitude.)

13)L’accumulation / l’énumération

L’accumulation consiste à développer une phrase selon une succession de précisions. Elle apparaît  également comme une liste, elle montre l’abondance.
Exemple: “les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours” (Voltaire). (Cette accumulation montre l’abondance de participants à cette guerre dans laquelle Candide se trouve enrôlé.)
14)La gradation
D’abord c’est une énumération ordonnée selon une gradation descendante c’est-à-dire du terme le plus fort dans le plus faible ou une gradation ascendante du terme le plus faire le vert le plus fort. La gradation permet de créer un effet d’emphase ou de dramatisation. Souvent, elle est utilisée au théâtre ou dans un texte argumentatif.
Exemple: “C’est un roc!…C’est un pic !… C’est un cap !… Que dis-je, c’est un cap ?… C’est une péninsule ! ” (Edmond Rosatand) (La taille du nez de Cyrano est amplifiée pour dramatiser.)

14) L’euphémisme

L’euphémisme permet d’atténuer l’expression trop violente, trop brutale. Cette figure permet de contourner une formulation trop choquante.
Exemple: Il nous a quittés. (car la mort est évoquée comme une séparation car l’expression est moins violente.)

15)La litote

Ensuite, la litote consiste à dire moins pour exprimer plus. Elle permet de dénoncer des faits avec retenue pourtant ce détournement crée une intensité.
Exemple « va, je ne te hais point. » (Corneille) (Chimène ne peut dire son amour pour Rodrigue car il a tué son père. Une déclaration plus directe ne respecterait pas la bienséance.)
Ces quelques figures de style permettent en fait de travailler en profondeur la plupart des textes. l faut donc commencer à apprendre à les reconnaître. Mais comme tu as pu le constater il faut surtout pouvoir leur donner un sens dans le texte, contexte utilisé.

N’hésite pas à poster tes commentaires ou questions en dessous et à noter l’article s’il t’a apporté une aide.

Pour aller plus loin:

toute la méthode du commentaire composé

Adblock a été détecté.

Notre site contient des cookies et des annonces publicitaires. Merci d'envisager d'autoriser les cookies sur ce site.

error: Content is protected !!